De la fanfiction

Valéry K. Baran

Issue d’une famille d’enseignants en littérature, Valéry K. Baran a baigné depuis l’enfance dans la passion de l’écriture. Après plusieurs années animées par une grande soif d’aventures, elle a finalement renoué avec ce premier amour, livrant aux lecteurs des histoires chargées d’érotisme. Ses récits torrides font cependant toujours la part belle à la romance.

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4 Responses

  1. Excellent article, et très complet.
    Comme je fais partie de ceux qui se sont exprimés chez Neil Jomunsi, je tiens à préciser que je ne me suis pas placé en opposition aux fan-fictions (vraiment pas, d’ailleurs, j’en ai écris). Comme la plupart des autres commentateurs, je me suis placé en opposition à la proposition de Neil, ce qui est très différent. Pour toutes les raisons exposées dans ton article, je pense que le contexte juridique actuel lié à la fan-fiction est un statu-quo qui fonctionne et qui n’a pas à changer :
    – pour tous les points positifs que tu cites, il faut que les fan-fictions restent tolérées, voire encouragées par les auteurs (qui ne devraient pas en avoir peur outre mesure) ;
    – pour les excès que tu cites aussi, il faut néanmoins que les auteurs gardent la possibilité d’intervenir lorsque la situation dérape.

    Ces dérapages sont pour le moment très rares voire anecdotiques. Je ne suis pas sûr qu’il en serait de même demain si tout à coup la fan-fiction devenait légale, si n’importe qui avait le droit de réutiliser les œuvres des autres n’importe comment et sans aucun droit de regard des auteurs. Aujourd’hui on demande aux auteurs de fan-fiction un minimum de respect de l’oeuvre, d’informer les lecteurs qu’il s’agit de fan-fiction, et d’avoir l’autorisation de l’auteur de l’oeuvre originale (ce qui me paraît quand même la moindre des politesses). A partir du moment où ils respectent cela, ils peuvent s’adonner à leur passion sans crainte aucune, donc j’ai du mal à percevoir où est le problème.

    Ceci-dit (et pour conclure mon commentaire comme je conclus chacun de mes articles de blog), « ce n’est que mon avis ».
    🙂

    • Salut !
      En fait, les commentaires qui m’ont fait le plus réagir sont des commentaires vus sur les réseaux (facebook, en particulier. J’ai vu notamment un auteur tout fier de déclarer qu’il faisait supprimer des fanfictions en allant agresser leurs auteurs…).
      Concernant le fait de légiférer sur le sujet, j’avoue avoir aussi tendance à être du groupe « ça marche comme ça, ne touchons surtout à rien ! », généralement par peur que légiférer empire les choses plutôt que les améliore. Cependant, diverses expériences m’ont donné tort, depuis (dans des domaines tout à fait différents de celui du droit d’auteur), et je ne suis plus si craintive à ce sujet. En effet, il y a très peu de dérives, dans l’ensemble, sur la fanfiction (les cas de « vente » restent extrêmement minoritaires, notamment), mais une loi pourrait peut-être permettre de les éviter, en plus de poser un cadre clair pouvant être bénéfique pour chacun. Pourquoi pas ?, en tout cas. 🙂

  2. Dorian Lake dit :

    C’est la consécration d’un écrivain, quand son œuvre suscite de la fan-fiction. Je ne demande que ça, personnellement.

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