« Salut les filles ! J’ai une idée à vous soumettre » (ou comment écrire un roman sur commande) – 1/5

Par Valéry K. Baran et Hope Tiefenbrunner.

Ça a commencé par ces mots-là, exactement. Mais on va vous raconter tout ça, d’autant plus que l’« idée » en elle-même vaut son pesant de cacahuètes, aussi…

Alors, par un beau matin de printemps, notre éditrice des éditions HQN, alias Sophie, nous a envoyé un mail qui commençait ainsi. Elle nous y détaillait l’idée en question et nous expliquait, à grands renforts de compliments (méfiez-vous toujours d’une éditrice qui vous flatte… Elles sont imparables pour vous faire craquer), pourquoi elle nous faisait cette proposition-là à nous précisément. L’idée était… disons-le : un peu folle (« ambitieuse » ! a dit Sophie, avec sa diplomatie coutumière). Le défi en découlant était énorme. Et, de prime abord, ça nous a fait vraiment nous dire que… non, ça n’allait pas aller : c’était beaucoup trop casse-gueule, et difficile, et puis d’abord on était déjà sur d’autres projets et puis… Sophie a eu la formule magique (et cette formule était en effet nécessaire, mais on vous expliquera pourquoi après) : elle nous a proposé d’écrire ce roman à 4 mains.

Ah ! La tentation ultime !!! (Note à nos éditeurs : on lache notre talon d’Achille ici, mais n’en profitez pas pour en abuser, quand même !).

Deuxième élément ayant joué dans la balance : le défi en lui-même. Ce n’était pas la première fois que Sophie cherchait à réaliser ce projet, ses tentatives précédentes n’avaient pas été concluantes, et lui était venu l’idée de le proposer à deux autrices (aguerries et dont elles étaient sûres de la qualité stylistique et du talent pour construire des histoires, dixit le mail – quand on vous dit de vous méfier des flatteries !) et… oui, le défi était vraiment très tentant.

D’une part, on allait écrire un roman toutes les deux, ça faisait longtemps qu’on en avait envie (l’avant-goût sur Porn ? What Porn ? avait fini de nous convaincre) et c’était une super occasion.
D’autre part, pour réaliser cette idée, il nous fallait obligatoirement construire un plan précis et détaillé, et ça faisait longtemps toutes les deux qu’on avait justement envie de passer ce cap, donc l’occasion était encore une fois parfaite.
On allait avoir l’occasion de partir dans un travail d’écriture différent de ce qu’on faisait habituellement, et intéressant de par tout ce travail de construction et préparation en collaboration avec notre éditrice…
Et enfin, il y avait un challenge ! On allait peut-être être celles qui réussiraient là où d’autres avaient échoué ? Avouez que c’était tentant. Et l’idée en elle-même représentait déjà un gros challenge, surtout qu’on avait en tête de nous en mettre un encore plus énorme parce que, durant les jours qui sont passés après ce mail, on n’a pas pu s’empêcher d’y penser et, très rapidement, on avait notre idée. Et on savait exactement ce que l’on voulait : faire de ce projet quelque chose qui nous bottait à fond.

Il parlerait d’un mariage catastrophe, et on allait se marrer à l’écrire.

… La suite dans le prochain épisode !

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5 réponses

  1. vivianefaure dit :

    Oh le billet en mode « je vais vous faire des révélations » et en fait, tu teases à mort ! Vilaine ! :p

  2. Blanche de Saint-Cyr dit :

    Haaan, mais tu peux pas nous laisser comme ça ! (Curiosité aiguisée au maximum ^^ Elle vous a flattées aussi pour vos cliffhangers, votre éditrice ?)

  1. 10 mai 2017

    […] savoir sur l’écriture de ce roman, rendez-vous sur les articles en parlant, en commençant ici.  En résumé, ce roman a été une commande de notre éditrice chez HQN, qui nous a proposé […]

Répondre à vivianefaure Annuler la réponse.

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