Un corps qui danse - Valéry K. Baran

Nouvelle parue dans le recueil « Nouvelles DO Brasil » + publiée indépendamment.

Auteur : Valéry K. Baran.

Éditeur : Harlequin.

Résumé : Liz est subjuguée. Au point d’en oublier de prendre les photos. Mais c’est plus fort qu’elle, dès que ce jeune danseur de capoeira est apparu, elle a été envoûtée. Par la puissance gracieuse de ses mouvements, par les perles de sueur sur sa peau dorée, par son corps ciselé…Il s’appelle Flávio, et il embrase ses sens comme aucun homme avant lui. Alors, quand elle demande une autre séance photo avec la troupe de danseurs et que le responsable lui annonce que seul Flávio est volontaire pour servir de modèle, le cœur de Liz se serre d’excitation et d’appréhension. Mais le danseur a posé une condition : qu’elle porte une jupe…

Genre : Romance érotique (M/F).

Éditeur : Harlequin.

Format : Nouvelle. 34 pages environ. Numérique en individuel + papier en recueil.

Où le trouver ?

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Également paru en papier dans le recueil Nouvelles DO Brasil.

Genèse : Pour le salon du livre 2015, les éditions Harlequin-HQN ont décidé de publier un recueil de nouvelle des 8 auteurs invités à dédicacer dont j’ai la chance de faire partie. C’est notre éditrice, Sophie, qui m’a proposé d’écrire une nouvelle sur le thème du Brésil à cette occasion, et en romance érotique, proposition que je me suis empressée d’accepter (tout en me roulant par terre de joie, bien sûr). 🙂

Extrait :

Elle devait reconnaître qu’il captait si merveilleusement la lumière qu’il n’avait vraiment pas besoin d’elle pour briller. Très vite, d’ailleurs, elle n’avait plus pris que lui, négligeant les autres danseurs et les musiciens. Les photos de la répétition s’arrêtaient. Elle fit une pause, faisant tourner de droite à gauche son fauteuil, réfléchissant. Pour une exposition moins prestigieuse, ce qu’elle avait pris pourrait probablement passer ; mais là, elle ne pouvait s’en contenter. Et puis surtout… Elle fit de nouveau défiler des images. En aucun cas elles ne rendaient hommage au spectacle auquel elle avait assisté. Flávio était superbe, dans chacune de ses poses, mais où était le mouvement ? Où était l’aérien ? Où étaient la magnificence, la magie ? Ça ne valait rien ! Ça aurait dû être transcendant et ce n’était que banal !

Dans un geste de découragement, elle laissa tomber le haut de son corps en avant, posant le front sur son clavier.

Lorsqu’elle releva finalement le visage, Flávio la dévisageait sur l’écran, de ce petit regard en coin qu’il avait eu, assorti de ce sourire qui semblait dire : « je sais que les photos que tu es en train de prendre dépassent du cadre de ton travail ».

Elle l’observa plus attentivement.

Ou peut-être disait-il simplement : « Je sais. »

Autres extraits sur Pinterest.

Inspiration : J’ai longtemps fait du théâtre, à niveau suffisamment élevé pour entrer, il y a plusieurs années, dans une école de formation professionnelle, à Lyon. Durant cette expérience, on a eu différents intervenants, dont une professeure de danse : une femme merveilleuse qui, en plus de nous faire trimer dans une discipline qui ne nous était pas familière, nous a emmenés un jour voir la répétition d’une troupe de danseurs au dernier étage de l’opéra de Lyon. Toute ma vie, je m’en souviendrai : là où, nous, entre deux répétitions, allions aisément nous fumer une cigarette en buvant une tasse de café, les danseurs que j’ai observés ce jour-là n’ont, à aucun moment, même lorsque ce n’était pas à eux de répéter, cessé de travailler, de s’étirer, de s’entraîner de leur côté, de refaire et refaire les mêmes mouvements… C’était une sacrée claque. Je me souviens en particulier d’un couple recommençant dix, vingt, trente fois un porté-jeté dans lequel la danseuse était propulsée à chaque fois sur une hauteur et une longueur impressionnante, et ils recommençaient et ils recommençaient… Et je ne savais pas, moi, comment ils faisaient pour recommencer sans cesse ainsi.

Si vous passez vers l’opéra de Lyon, levez les yeux : c’est vraiment là, au tout dernier étage, dans cette immense salle vitrée de tous côtés, que répètent les danseurs.

Lorsque mon éditrice m’a proposé d’écrire cette courte nouvelle sur le Brésil, j’ai tâtonné vraiment longuement, puis j’ai décidé d’écrire sur ce milieu, en particulier le rapport entre la capoeira, qui est un art martial que j’adore et qui se mêle admirablement à cette pratique artistique, et la danse. J’ai eu aussi envie de travailler sur une approche dans l’écriture que j’aime énormément : celle que permet l’abord de la photographie ou de la peinture, le cinéma… Bref, tout ce qui permet d’aborder des personnages par l’examen d’images prises d’eux et de donner des informations ainsi. C’est une approche, dans l’écriture, qui peut donner des choses magnifiques parce qu’on imagine vraiment l’image, parce qu’on se projette dans la personne qui la voit, et, pour ça, je me suis vraiment régalée avec cette nouvelle.

Nouvelle parue également dans le recueil Nouvelles DO Brasil :

En publication papier :

Nouvelles Do Brasil - Valéry K. Baran

Ou en publication numérique :

On en parle ?

J’ai non seulement aimé Un Corps qui Danse, mais j’ai également été émue en le lisant. Autour de deux activités nobles que sont la photo et la danse, l’auteur tisse une histoire à la sensualité exacerbée, teintée de beauté et avec une sensibilité dans les mots. Grâce à cette nouvelle, j’inscris un nom d’auteur supplémentaire à découvrir.

Un sans faute, j’ai vraiment aimé cette histoire, et comme à chaque fois que je termine un livre de cet auteur, je n’ai qu’une hâte : lire le prochain !!

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Deux regards qui se croisent à travers un objectif, sensualité d’un corps qui vibre à travers la danse, fascination d’une photographe pour un modèle, cette nouvelle est d’un érotisme fou tout en étant poétique. Cela semble contradictoire et pourtant non, Valery K. Baran manie les mots avec un brio étonnant, la séance de photo entre Liz et Flavío possède une tension sexuelle fascinante. La beauté de l’écriture vous fait vivre cette passion qui va crescendo, c’est superbe et envoûtant.

Pour être sincère, j’ai lu beaucoup de textes dits érotiques et j’ai refermé le livre après quelques pages. Vous comprendrez que je suis difficile et que j’ai l’œil vigilant dès qu’il s’agit de ce genre littéraire. Eh bien, avec Valéry, j’ai découvert un univers soft, rempli de douceur et d’un érotisme à la plume sensuelle, légère et surtout, élégante. Merci Valéry de m’avoir fait rêver. C’est l’un des plus beaux textes érotiques que j’ai pu lire.

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Je vous parlais de Valéry K. Baran il y a à peine une semaine. Et bien avec cette nouvelle, elle persiste et signe dans le genre “auteure qui maîtrise à la perfection le mariage entre romance et érotisme”. La nouvelle est à l’image de son titre : poétique et sensuelle. On y suit une jeune photographe qui doit couvrir un spectacle de danse pour une expo. Elle succombe très vite au magnétisme d’un des danseurs en particulier, et nous aussi du coup.

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J’ai retrouvé avec plaisir l’écriture éminemment sensuelle de Valéry qui nous propose avec cette nouvelle quelque chose de vraiment torride. Elle sait vraiment donner une ambiance très charnelle et en même temps très esthétique, totalement en phase avec mon propre univers.

Valéry n’a pas son pareil pour narrer des histoires brûlantes, qui m’emporte à chaque fois dans un rêve sexy et humide, une ambiance torride, mais toujours empreinte de douceur et d’un fond d’amour.

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