Auteurs : Pourquoi on s’en fout (vraiment) de votre image d’auteur ? – Valéry K. Baran & Hope Tiefenbrunner

Auteurs : Pourquoi on s’en fout (vraiment) de votre image d’auteur ?

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4 réponses

  1. Lune dit :

    Plus ou moins d’accord.
    La photo d’auteur n’a pas d’importance, j’en suis certaine.
    La communication peut facilement devenir nuisible, je le pense aussi.
    La promo est le boulot de l’éditeur, ce qui écarte cet aspect de l’image quand l’éditeur le fait bien… mais quid des autoédités et de ceux qui n’ont pas de pot sur la pub faite à leur livre ?
    On achète le livre, pas l’auteur. Mais est-ce que l’idée que l’auteur a du succès ou qu’on a aimé son premier livre prêté par un ami ne fait pas déjà un peu partie de l’image ? Celle de l’auteur en tant que plume, et non personnalité ou apparence, mais image quand même.
    La communication est à faire sur le livre et non sur l’auteur. Tout à fait d’accord. Et pourtant, le petit mot sur l’auteur n’est pas rare, à l’arrière des livres et/ou sur les sites d’édition. Ce petit mot pourrait s’éviter, mais dans le cas d’une promo effectuée par l’auteur ou l’y faisant participer, l’image de l’auteur est plus élaborée que « une plume ».
    Que l’auteur le veuille ou non, il en a une. Même s’il reste invisible, sans stand ni rien, cas où il aura l’image d’un être plus soucieux d’écrire que de parler de ce qu’il écrit (image plaisante, au demeurant, et même mythique). Ensuite… si elle est visible (même discrète) je pense qu’il vaut mieux qu’elle soit naturelle. Mais ça ne m’empêche pas de me questionner là-dessus. Je ne suis pas encore concernée, mais si j’ai un jour des séances de dédicace, je me demande s’il ne faudra pas que je simplifie mon style vestimentaire, qui est un peu « exotique » et dont je crains que, justement, il n’ait pas l’air naturel.
    Enfin… c’est assez superficiel de dire ça, mais les auteurs qui vendent vraiment beaucoup peuvent se dire qu’il n’y a pas besoin d’aider le livre à se vendre. S’ils acceptent des ITW, il y aura une image quand même. S’ils écartent toutes les offres de ce type, cela ne peut-il pas se traduire en image (voir plus haut) de l’auteur qui préfère rester en tête à tête avec son oeuvre ?

    • En fait, je suis parfaitement d’accord avec ce que tu dis. Ou quasi : nos avis ne doivent différer qu’à peu de choses près. ^^
      Pour ça, Jeanne le décrit bien, dans ses articles : la promotion est contre-productive, mais le marketing est efficace. C’est une question de vocabulaire, hein ? Elle met dans le marketing tout ce qui concerne le titre, la couverture, la quatrième de couverture du bouquin, la présentation de l’auteur derrière… Le boulot de l’éditeur, c’est ça, + envoyer quelques exemplaires en Service Presse, éventuellement contacter la Presse pour faire un article, et surtout négocier pour savoir bien placer leurs bouquins dans les librairies et sur les sites de vente. C’est ça, le marketing. Et après, bien sûr, il y a la « grosse pub », avec affichage dans le métro. Tout ça, ça marche, oui.
      Le reste… mais non. C’est du temps et de l’énergie perdus, qui feraient mieux d’être investis dans l’écriture de nouveaux bouquins. Ça n’empêche pas que l’auteur puisse avoir une image mais, comme je le disais, on se la fait, cette image, en lisant ses bouquins, pourquoi pas en le rencontrant en dédicace aussi, ou en lisant certains de ses interviews… Tout ça, ça joue, mais ça ne fera pas vendre plus de livres, en tout cas. Sauf si l’ITW est dans L’express, peut-être ? Là, on est sur une autre échelle, c’est sûr (je pensais plus à notre petite échelle, sur le net, en fait). Bon, et puis, après, on peut le faire parce que ça nous fait plaisir, hein ? Je n’écris pas cet article pour vendre, par exemple (à mon avis, c’est contre-productif, même xD) mais juste parce que j’en ai envie. 🙂
      Enfin, pour les auto-édités, je pense qu’ils ont intérêt à miser sur le marketing et la production. Tous ceux que je vois cartonner sont des auteurs qui écrivent beaucoup et qui gèrent très bien leur marketing. Les autres, ceux qui s’acharnent à faire de la pub partout pour leurs bouquins, à être sur-présents partout, etc. perdent juste leur temps. Mais ça, Jeanne l’explique très bien. 🙂

      • Lune dit :

        Oui. On est dans la nuance de formulation, mais globalement d’accord.
        Pour ce qui est des auteurs qui s’acharnent : c’est pire qu’inutile. C’est nocif à l’auteur (stress) et ça peut le devenir au livre (gaffes de communication)
        Quant aux auteurs qui passent dans l’Express ou à la TV… gardons ce genre de rêve pour la nuit ! Ca arrive à quelques-uns, mais tellement peu !
        🙂

        • Oui, d’ailleurs je lis le dernier article de Jeanne dans la série anti-promotion et elle le relève bien : https://romanceville.net/2017/12/04/le-cout-emotionnel-de-la-promotion Non seulement la promotion est nocive car elle fait perdre du temps et de l’énergie qui auraient pu être mis ailleurs (et même à se reposer, hein ? Ou passer plus de temps avec ses proches : les auteurs en ont aussi besoin), mais en plus elle est nocive car, en menant à l’échec, elle mène à l’amertume, aux questionnements sur soi-même (qu’est-ce que j’ai mal fait ? Qu’est-ce que les autres ont fait de mieux ?) et que ça peut réellement miner un auteur…

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