Travail en cours – Wordcount

Par Valéry K. Baran.

Hope fait des articles pour s’auto-motiver lors de ses nanos, voici à mon tour un article pour m’auto-motiver lors de mon marathon écriture actuel.

On le disait dernièrement, nos éléments de motivation pour être productives (en plus des scènes de sexe, erm), ce sont les wordcount ! Le nano, pour Hope, et les deadline (comprendre : être à la bourre pour rendre un texte à la date demandée) pour moi. Je pense d’ailleurs qu’inconsciemment, je fais exprès de me mettre toujours à la dernière minute pour rendre un texte quand j’ai une date limite histoire de bosser dans le speed.

Bref, là j’ai fait assez fort, vu que je suis vraiment à la bourre !

En pratique, j’ai 100 000 signes à écrire en 15 jours. Comprendre un peu plus de 20 000 mots. Comprendre 30 pages (J’ai eu le temps de réfléchir, avant, à ce que j’allais écrire, par contre).

Moui, à priori, ça n’a pas l’air extraordinaire, mais ça l’est ! Parce que c’est 30 pages d’une histoire qui se tient, avec des personnages qu’il faut avoir maîtrisés, une intrigue bien rythmée, une évolution cohérente, un style qui chante, des images qui explosent dans la tête… bref, pas juste un premier jet balancé comme ça, donc.

Du coup, je me suis fait un planning (eh oui, car aux situation désespérées, les grands moyens – mais si, je vais y arriver) : 10 000 signes par jour sur 10 jours (les 10 où je pourrai écrire. J’ai aussi une vie de couple, familiale, un travail, évidemment), avec les relectures et re-travail des parties déjà écrites sur ces mêmes jours ainsi que sur les petits moment grappillés par-ci par-là que je pourrai avoir, et les 5 derniers seront consacrés à, encore, le travail du texte et l’envoi à mes primo et bêta lectrices formidables qui vont finir par me lyncher si je continue à leur faire le coup à chaque fois de leur demander une relecture in extremis (enfin, elles ne disent rien, mais je suis quand même consciente d’abuser).

Et, pour l’instant… ça marche ! J’ai 40 000 signes sur mes 4 jours (youhou !), déjà bien travaillé (le style me plait et il n’y aura vraiment que du peaufinage à faire dessus), avec une histoire qui me plait, des personnages qui me plaisent, et même une tendance à ronronner quand je me relis (et ça, c’est bon !).

Bref, pour l’instant, ma vie d’auteure, c’est ça :

(+ des moments de décompression sur facebook, voui parce que ça fait du bien, de parler avec les autres quand on écrit)

Et, si tout va bien, dans quelques jours, ce sera ça :

On y croit !

EDIT : Réussi !

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9 réponses

  1. J’adore travailler avec des délais. Et quand il n’y en a pas, je m’en fixe moi-même ou je fais la « course » avec mon compagnon, écrivain lui aussi.
    Bon courage, c’est déjà bien parti, visiblement ! 😀

    • Oh, vous écrivez tous deux, alors, c’est excellent !
      Oui, c’est l’envie de se mettre des défis, aussi. C’est sympa à faire. 🙂
      Et merci !

      • Oui – lui est dans la SFFFH et je pense que c’est à son contact que j’ai viré vers le fantastique. Alors qu’avant, seules quelques unes de mes nouvelles flirtaient avec le surnaturel, à présent presque toutes sont de ce genre et trois romans sont nés (l’année passée).
        Les défis sont toujours stimulants, mais parfois les résultats pas à la hauteur. Ton amie Hope fait le nano : je l’ai testé en novembre passé, j’ai écrit un roman de sorcières, mais ce fut l’enfer (j’en parle sur mon blog) car je me suis lancée sans rien savoir de l’intrigue, de mes personnages, ou presque. Il a nécessité un gros travail de réécriture or j’ai absolument horreur de ça (corriger, éditer, oui, devoir transformer une grosse partie du roman, non merci).

        • Sympa (pour ta relation en matière d’écriture avec ton homme). 🙂
          Le nano, j’ai testé aussi (2 fois… ou 3 ?) et pareil : c’est une catastrophe, pour moi : je suis incapable d’aligner les mots sans prendre le temps de réfléchir à ce que j’écris et de me poser. Même là, dans ce que je fais, je me relis au fur et à mesure et je songe à ce que je fais, et je change des trucs (j’ai quand même commencé par écrire 15 pages dont j’ai envoyé une dizaine à la poubelle parce que ça n’allait pas). Ceci-dit, alors que j’ai toujours pensé que le nano n’était pas pour moi, cette expérience me fait me demander si je ne pourrais pas re-tenter le coup : pas sur un vrai nano, parce que c’est trop, mais sur un semi-nano, et en partant du principe que je me relirai/reverrai mon texte au fur et à mesure comme je le fais ici. Là, oui. Mais, sur mes précédents essais, c’était comme toi : des pages et des pages à jeter à la poubelle, derrière (et, perso, je n’en ai rien fait, sinon une idée de roman qu’il faudra que je reprenne, un de ces jours).

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