« Salut les filles ! J’ai une idée à vous soumettre » (ou comment se lancer par défi dans un projet un peu fou) – 2/5

Par Valéry K. Baran et Hope Tiefenbrunner.

Résumé de l’épisode précédent : En usant de ses qualités de persuasion d’éditrice, Sophie nous a poussées à accepter de nous lancer dans un projet de roman sur commande à la fois diablement casse-gueule et excitant.


On avait donc l’idée. Elle nous faisait envie !!! On avait la motivation : on allait écrire ensemble, on allait écrire vite (nous étions deux, avec une deadline fixée, et un travail en collaboration avec notre éditrice), on allait avoir une approche nouvelle et intéressante sur le plan professionnel et on allait s’attaquer à un défi particulièrement stimulant. Que demande le peuple ? (Bon, on l’avoue, on n’arrêtait pas de se dire qu’on était complètement folles, les copines aussi, etc.).

On a donc endossé nos casquettes de pro sérieuses : on a commencé par négocier.

  1. On n’accepterait ce projet que si on travaillait au préalable avec notre éditrice sur l’histoire en elle-même, le synopsis, le plan, les personnages… histoire d’être sûres de ne pas se retrouver, comme ça avait été visiblement le cas auparavant, avec notre projet retoqué parce qu’il ne correspondait pas aux attentes de notre maison d’édition,
  2. On n’accepterait ce projet que si la deadline était repoussée (non parce que, sinon, vraiment… on n’aurait pas pu – ou on aurait dû se priver du regard avisé de nos bêta-lectrices et ç’aurait été plus que dommage : déjà de base, mais là encore plus – vous verrez pourquoi plus tard).

Sophie ayant tout accepté, on s’est mises au travail. On a brainstormé activement tous les soirs sur messenger. On a discuté des heures, on a échangé nos idées, on a construit nos personnages, notre synopsis et on a soumis ça à Sophie. Et comme ça lui plaisait, on s’est lancées sur le plan, ce qui a représenté un gros travail (si vous voulez un conseil technique à ce sujet, on a utilisé le logiciel Edraw max et un dossier de partage en ligne pour tous nos documents et outils de travail, c’était parfait). Et une fois cette étape finie, on a écrit entièrement le premier chapitre pour que Sophie puisse avoir un avant-goût du ton du récit en lui-même (puisqu’on est parties sur une chick-lit assez déjantée, en plus du « genre » précis de ce roman et promis on dira très vite de quoi il s’agit).

L’humour est un genre qui nous va vraiment bien pour bosser à deux et on s’est éclatées à faire tout ça, et ça a donc été extra puisque Sophie a été emballée par ce qu’on lui a envoyé. Elle nous a donné quelques conseils, quelques recommandations sur certains points, et on a pu partir sur l’écriture du roman proprement dite.

Notez quand même que tout cela (temps de réflexion post-premier mail, construction du plan/du projet/du synopsis, discussions en même temps avec notre éditrice, écriture du premier chapitre; échanges de mails réguliers) a pris environ un mois, au total. Le délai avant la deadline a donc été raccourci en conséquence. Et c’est là qu’il était important qu’on ait pu la faire rallonger (notez que pour des filles qui travaillent toujours à l’arrache, on avait quand même pensé à intégrer ce mois dans nos calculs pré-négociation !).

Et, du coup, quelle était cette idée un peu folle, de base, qui l’est devenue totalement une fois qu’on se l’est accaparée et qu’on a décidé de la développer à notre façon ? Et pourquoi tout ce travail au préalable était-il absolument indispensable, tout comme le fait de bosser à deux dessus ?

Réponse dans l’épisode suivant !

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