Sortir un livre avec Ulule 1/3 : comment préparer sa campagne ?

Par Valéry K. Baran.

Je n’avais pas prévu de faire un article sur ce sujet, mais cette campagne se passe tellement bien que je me dis que ça serait sympa d’en parler, en fait… Après tout, on a bien travaillé !

Voici donc une série de 3 articles sur le financement d’une sortie de livre par crowfunding, pour les auteurs qui seraient tentés de faire pareil et voudraient avoir des trucs, ou tout simplement pour toutes celles et ceux qui seraient curieux de savoir comment on a fait ça. 🙂

On commence par le premier (qui est bien long mais… c’est qu’il y a des choses à dire ! Promis, les suivants seront plus courts) :

Comment préparer sa campagne Ulule ?

J’en avais déjà parlé avec cette vidéo : le boulot, de base, pour préparer une sortie de roman en version papier par soi-même (donc tout ce qu’il faut faire soi-même) est énorme !

Eh bien pour faire la même chose et la financer via Ulule… on va être clair : c’est titanesque.

C’est dit. Il ne faut pas s’attendre à ce que ça se fasse sans efforts, et sans efforts importants, donc à mon avis, il faut déjà commencer par peser l’intérêt que l’on a à faire une telle campagne par rapport à ce que ça va nous demander, sans oublier toutefois que ça ne nous rapportera pas que des ressources financières ! C’est à dire que, pour ce qui est de mon vécu personnel, à l’heure actuelle, je peux déjà dire que c’est une aventure humaine extraordinaire. Mais ça on en reparlera plus tard.

1) Définir ce que l’on veut faire exactement avec cette campagne

Comme pour toute sortie de livre, il faut déjà savoir ce que l’on veut financer exactement via une telle campagne : quel livre, sous quelle forme exactement, en quel format, à quel prix, etc., mais là il faut en plus songer à ce qu’on va offrir comme contreparties associées. C’est à dire qu’il ne faut pas que songer « livre » ; il faut songer « lots », et il faut songer aussi et surtout, à mon avis, à la première raison pour laquelle on fait ce crowfunding.

Et, pour nous, c’était clair : on voulait sortir ce roman pour toutes les lectrices qui en attendent la version papier, et donc en priorité les fans de cette saga.

Je pense que, quand on a fait ce point-là, on part déjà sur une bonne base, parce que ça détermine pas mal de choses concernant les choix que l’on va faire ensuite. Pour nous, ça a directement conditionné les lots, les goodies associés, et tout ce qu’on allait proposer d’une manière générale. En gros, ce qu’on allait proposer allait tourner autour de 3 possibilités pour les lecteurs et lectrices :

  • avoir le livre (en une très belle version papier, enrichie d’un épisode inédit, dédicacé… un intérêt spécial pour les fans, donc),
  • prolonger le plaisir avec des lots et goodies dans le thème du livre,
  • nous aider et soutenir, tout simplement.

Et je pense qu’on a visé juste, parce qu’on a des lectrices et lecteurs qui contribuent soit sur l’une de ces 3 possibilités (et chacune a ses contributeurs), soit sur toutes à la fois.

Capture

2) Avoir une base graphique

Ça va vous servir non seulement pour vos contreparties, si vous les créez vous-mêmes (mais vous allez surement en créer : ne serait-ce que des cartes ou marque-pages), mais aussi pour la création de votre page Ulule, parce que celle-ci est déjà un « cadeau » offert à vos lectrices, ou aux personnes qui vont participer à votre campagne, en fait… Du moins, c’est ce que j’estime : déjà, de par la page de cette campagne, on commence à plonger dans l’univers de votre roman. Il faut donc qu’elle soit jolie, dans le thème de votre roman/campagne, et que s’y promener soit agréable.

Du coup, pour nous, c’était très simple : on s’est basées sur le graphisme et les couleurs de la couverture. On avait 3 couleurs : rouge, gris foncé et blanc, et on a fait tous les goodies + toutes les images de cette campagne autour de ces 3 couleurs.

Avoir, de plus, les éléments graphiques de la couverture a permis de savoir ce qu’on allait faire exactement en goodies.

C’était vraiment aisé de réaliser les goodies associés, du coup,  et, même : avant même de choisir ce qu’on allait faire comme couverture, on avait cette idée en tête : ce qu’on allait utiliser dans les éléments de la couverture allait nous servir pour créer les goodies, et donc c’était notamment évident pour nous d’avoir des éléments graphiques et non pas une photo de personnages.

Note au passage : on en reparlera dans la troisième partie mais, si réalisez vous-même vos goodies, gardez impérativement tous les éléments utilisés dans leur création (images, polices d’écriture, etc.) jusqu’à l’envoi des contreparties. On vous dira pourquoi dans cette troisième partie.

3) Imaginer les contreparties que vous pouvez proposer

Pour ça, la meilleure méthode reste de passer sur les autres projets Ulule et de voir ce que font les autres, tout simplement.

Il faut songer qu’il va falloir proposer non pas juste « le livre » et « le livre + un marque-page », mais de nombreuses contributions s’étalant sur des participations financières différentes, et qui sont toutes intéressantes selon ce que chacun peut vouloir. Donc… il faut réfléchir. Il faut trouver un intérêt à chaque contribution, penser à ce qui pourrait intéresser les lecteurs et lectrices de manière différente…

Dans notre cas, et c’est intéressant à signaler parce que ça a intéressé beaucoup de lectrices, finalement, on n’avait pas pensé à proposer deux versions différentes du livre, à la base : on avait bien songé à faire ces deux versions (soit une intégrale en 1 tome et une intégrale en 2 tomes – 1 par saison) mais on pensait ne proposer que la version en 1 tome pour ce Ulule… Et puis on est tombées amoureuses de la deuxième version et, après en avoir parlé entre nous, on a décidé de l’intégrer dans ce Ulule, et c’est tombé aussi bien parce que, en plus de plaire, ça nous a permis d’offrir plus de choix. Par contre, on n’a pas pensé à proposer exactement les mêmes lots, que l’on choisisse la version en un tome ou la version en deux tomes (on n’a proposé la version « livre + goodies » simple – sans autres bonus – que pour la version en 1 tome, car moins chère, et on s’est rendues comptes après que les contributrices ayant choisie l’autre version aurait apprécié une formule équivalente), donc il faut bien penser à proposer ces deux possibilités en cas de versions différentes.

Une autre remarque : je sais que certaines personnes font des paliers avec à chaque fois exactement la même chose que le lot précédent + un petit truc supplémentaire (ex : « la même chose que dans le lot précédent + un deuxième marque-page » mais, personnellement, je ne trouve pas ça attractif. Je trouve plus sympa de proposer des lots différents (même si sur les lots plus élevés on a mis « tout » dedans), de manière à ce que chaque lot soit intéressant à sa façon.

Pesez bien les avantages que vos lecteurs auront à prendre des lots plus élevés, aussi. Peut-être en fin de campagne ou en fonction des paliers atteints, proposerez-vous des bonus pour tout le monde : il faudra alors que ceux ayant choisi des contributions plus élevées gardent un vrai avantage sur les autres. Par exemple, si vous proposez un « livre + marque-page » puis qu’à la fin, vous offrez des marque-pages à tout le monde… ils pourront avoir le sentiment de s’être fait un peu avoir. Donc veillez à ce que ça n’arrive pas.

Enfin, ça parait logique mais certains auteurs l’oublient : si vous proposez un tome 3 ou un tome 2 d’une série… pensez à proposer aussi les tomes précédents dans les contreparties !

4) Tout chiffrer

Il faut savoir que, pour une campagne Ulule, il va y avoir des frais très importants à prendre en compte.

Il y a :

  • la réalisation des livres : frais de graphiste ou d’illustrateur si vous en avez, frais d’achat de licence d’utilisation pour les images utilisées, frais de correction ou mise en page si vous vous faîtes aider à ce sujet, frais d’impression, frais de port pour les faire livrer chez vous…
  • la réalisation des goodies : frais de réalisation + frais de port,
  • la commission Ulule + frais de banque : c’est fixe et c’est 8% (EDIT : enfin, plutôt 10% avec la TVA),
  • l’énooorme part représentée par les frais de port pour envoyer les lots choisis, surtout si votre livre est gros (c’est notre cas) et oblige donc à l’envoyer au tarif « colis » : on est facilement dans les 8 euros par envoi de contrepartie, quand même…
  • les impôts : on n’y pense pas mais les montants récoltés par crowfunding (donc tout ce qui vous restera une fois vos frais déduits) sont imposables.

Du coup, il va falloir sortir les calculatrices (si vous savez utiliser un tableur excell, c’est encore mieux, parce que vous allez en faire, des calculs et re-calculs), rentrer toutes les données, calculer… et puis surtout, jouer au petit magicien pour estimer ce que les contributeurs vont choisir ! Parce que ça… ça peut changer des choses et vous ne pouvez pas le déterminer avec certitude.

Si on prend notre campagne, par exemple, la « marge », soit ce qui nous reste après réalisation et envoi des lots, n’est pas identique pour chaque lot. On a choisi de sous-estimer les frais de port du livre seul pour le maintenir à un prix minime, alors que les lots les plus importants vont avoir un frais de port identique pour une marge beaucoup plus importante. Et il y a aussi les « goodies seuls » qui vont bénéficier de frais de port minimes, les participations sans contrepartie, etc. Si votre objectif est atteint par majoritairement les contreparties les plus élevées ou pas majoritairement les contreparties les plus basses, les chiffres vont être différents.

A l’arrivée, les frais que vous allez avoir pour l’envoi des contreparties et ce qui va vous rester ensuite vont pouvoir beaucoup changer.

Pareil pour vos commandes de livres et de goodies : si on a mis des paliers permettant de débloquer des goodies supplémentaires, ce n’est pas pour rien : c’est que un marque-page, par exemple, tout seul… ça ne coûte pas très cher, mais à condition de l’acheter par paquet de 200 ! Et si on veut 4 marque-pages différents, soit 4 x 200 marque-pages… là, on a un coût conséquent. Et c’est pareil pour l’impression des livres : difficile d’estimer un coût de réalisation vu qu’il va varier selon le nombre de livres imprimés.

Un conseil pour aider à mieux voir ce que pourront choisir vos contributeurs est d’aller voir comment se sont réparties les contributions sur des campagnes Ulule proches de la votre. Il est probable que votre campagne ait les mêmes pourcentages.

Réfléchissez aussi bien à ce qui va être intéressant pour vos lecteurs par rapport à ce qu’ils pourraient acheter en salon ou sur votre boutique : si à l’arrivée, vous proposez le livre à moins cher une fois la campagne terminée, ils pourraient se sentir un peu floués.

2ème palier

Donc c’est compliqué de dire « à telle somme » ou « à partir de tel nombre de livres vendus », on est bon dans notre calcul, parce que vous ne maîtrisez pas les choix exacts qui vont être fait.

Et à partir de cette étape, vous allez passer votre temps à faire des aller-retours entre l’étape 3 et l’étape 4 : « Attends, mais si je fais ce lot-là, que je le mets à telle somme et qu’il est choisi tant de fois, tandis que tel autre lot est pris tant de fois et à tel prix, qu’est-ce que ça donne ? »… Le tout en gardant en tête le fait de proposer des lots sympas, attrayants, etc., bien sûr.

Et vous allez devoir :

5) Estimer un schéma de base  permettant d’arriver au résultat minimum voulu

C’est à dire que vous allez par exemple calculer que, pour pouvoir offrir tel prix sur tel lot, il vous faut imprimer minimum tant de livres, créer tant de goodies, avoir tant de choix de tel lot et tant de choix de tel autre.

Vous n’êtes pas sûrs à 100% que le schéma sera celui que vous avez calculé (puisqu’on l’a dit, ça dépend des choix de vos contributeurs) mais, à priori, vous devriez être bons.  C’est ce qu’il faut essayer de viser.

Réfléchissez bien toutefois parce qu’il arrive que des gens se plantent. On trouve des témoignages à ce sujet sur le site Ulule et… je pense que ça ne doit pas être si rare (du tout), en fait.

Donc il faut bien bien bien calculer (et être très fort au jeu du petit sorcier devin).

Et puis conseil bonus : pensez à ce que vous pourrez dépenser en plus au cours de la campagne : vous aurez peut-être envie de faire une pub facebook ou sur un autre réseau, d’ajouter un concours avec lot à la clef, d’offrir des goodies bonus sur la fin, etc.

Et (toutes ces étapes se mélangent) :

6) Définir le résultat voulu

C’est à dire que vous allez peut-être partir sur un objectif initial très optimiste, avant de vous rendre compte que, ah oui, il faut compter ça aussi et que, ah oui, vous n’aviez pas pris ça en compte et que… au bout d’un moment, ça représente un objectif très important !!! J’ai tendance à trouver les sommes mises en objectif Ulule énormes, mais elles ne le sont pas tant que ça : ça correspond vraiment à des coûts et des obligations faisant que le bénéfice final, hors campagne explosant totalement son objectif de base, ne doit pas être bien élevé (et même que certaines doivent laisser leurs créateurs dans le négatif, cf les éléments imprévisibles dont j’ai parlé dans le point précédent).

Du coup, il faut bien y réfléchir, d’autant plus que le système Ulule est fait pour que, si votre objectif est atteint, les sous soient débités/vous puissiez envoyer les contreparties, et que s’il échoue… eh bien que rien de ceci ne soit possible.

Pour notre part, en tout cas, on a préféré partir sur un premier objectif minimal, d’une part parce qu’on avait vu des campagnes avec des objectifs à peine au-dessus du nôtre qui s’étaient plantées, et d’autre part parce qu’on a voulu rester en accord avec notre raison première de faire ce crowfunding (cf point 1), c’est à dire le fait de pouvoir réaliser l’impression de ces livres pour nos lectrices. Et espérer plutôt un dépassement d’objectif si c’était possible, avec un 150%, ou un un 200%… mais sans se priver de la chance de pouvoir réaliser ce 100% parce qu’on aurait visé trop haut. (RDV au 3ème et dernier article de cette série pour voir si on avait bien calculé !).

Et il y a aussi une autre raison pour laquelle nous avons fait ce choix, et qui était le fait de ne pas vouloir vivre cette campagne dans le stress. Disons-le clairement : plus on se met un objectif élevé, plus on a peur de ne pas l’atteindre, et si c’est pour se retrouver à faire un post désespéré type « on n’y arrive pas, aidez-nous… » Non merci. Je pense que c’est vraiment important à définir de base : comment on a envie de vivre cette campagne. Et nous, on veut vivre cette campagne comme quelque chose d’agréable et d’épanouissant, et ça passe par le fait de ne pas se mettre d’objectif qui nous pousserait à la vivre dans le stress (puis, sur un mois, s’il faut le passer en entier à stresser, ça peut être long, hein ?).

Bien sûr, tout est question de choix, ici (votre choix), d’où l’importance de définir direct ce que vous attendez le plus fortement de cette campagne, de manière à pouvoir faire vos choix ensuite.

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Et enfin, à partir de ce moment-là, quand vous aurez fini de valser sans arrêt entre les points 3 à 6… vous pourrez commencer la réalisation-même de votre campagne, soit :

7) Choisir une durée

En sachant que, plus elle est longue, plus vous aurez de chances de toucher les personnes pouvant être intéressées… mais, en même temps, plus vous risquez de les lasser, parce que ça veut aussi dire que vous devrez animer la campagne durant tout ce temps (voulez-vous vraiment y passer 1 mois 1/2, 2 mois ?…).

Et plus elle est courte, plus elle sera dynamique au niveau des participations, peut-être, mais ça veut aussi dire que vous devrez être vraiment efficaces.

A vous de juger. Pour notre part, on est parties sur 1 mois, ce qui est une durée assez commune chez Ulule, quoique dans la catégorie « courte ».

8) Créer les images

C’est là qu’il est vraiment utile d’avoir défini une base graphique (cf point 2), parce que vous allez avoir une page jolie, dans l’univers de votre roman, et agréable à parcourir.

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On va s’amuser à compter les images présentes dans la présentation Ulule de la sortie papier de L’initiation de Claire…Et il y en a 32 ! Si on ajoute celles des News qui ont été ajoutées ensuite, on monte à 38 ! Si on ajoute celles qui ont été remplacées (l’image de démarrage de la campagne, par exemple) ou faites pour les réseaux sociaux, etc., on dépasse les 40 et je pense que, d’ici la fin de la campagne, on arrivera pas loin des 50 images. (EDIT post campagne : 128, photos des livres et images créées pour faire la vidéo comprise. Si on ajoute les créations de goodies :154. Si on ajoute les images pour partages d’extraits et d’images des goodies sur les réseaux – cf article suivant -, on arrive à 200).

Capture
Extrait de mon fichier "images" pour cette campagne

Certes, nombreuses se ressemblent (ex. les titres ou les illustrations des contreparties), mais il faut quand même les faire, ces images ! C’est à dire les penser, créer les éléments internes qui vont être utilisés (les images des goodies ou des livres, par exemple), les réaliser une à une…

Bref, c’est du boulot.

9) Écrire la présentation du projet

C’est le contenu écrit.

Là encore, on peut prendre modèle sur d’autres campagnes Ulule : ça aide beaucoup. Mais c’est aussi quelque chose qu’il va falloir réfléchir/sur lequel il va falloir travailler.

Il faut présenter :

  • le projet,
  • le livre,
  • les goodies,
  • les contributions/les lots,
  • les raisons/le but de ce projet,
  • ce à quoi va servir le financement,
  • les différents paliers visés,
  • et puis qui vous êtes, évidement : qui est l’auteur, qui est le créateur du projet, etc.

On remarque vite sur Ulule que les présentations sont longues… et effectivement, il n’y a pas moyen de faire autrement. Il faut essayer d’être le plus efficace possible, c’est à dire de dire le nécessaire en le moins de mots possibles, mais il faut quand même prendre le temps de tout présenter/expliquer.

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Et bien sûr :

10) Remplir tous les éléments administratifs et bancaires, et soumettre le projet à Ulule

En sachant que Ulule peut mettre jusqu’à une semaine à vous répondre mais que, pour notre part, ils nous ont répondu dans les 24h, et qu’ils peuvent aussi refuser votre projet (s’il est mal fichu, si les contreparties sont inexistantes ou incohérentes par rapport au projet… ils ne l’accepteront pas). Donc il vaut mieux le leur soumettre avec une certaine avance par rapport à la date à laquelle vous voulez le lancer.

11) Réfléchir à ce que vous allez faire pour animer cette campagne

Parce que ce n’est pas tout de la poser, il va falloir s’en occuper.

Mais ça, ce sera l’objet de l’article suivant !

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Note : merci à Tengaar, du forum des Jeunes écrivains, pour son apport à cet article.

.

Article suivant : Sortir un livre avec Ulule 2/3 : comment animer sa campagne ?

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4 réponses

  1. Kate Lyna dit :

    Merci pour cet article très intéressant 😀 En tant que contributeur, on n’imagine pas forcément tout le travail que représente une campagne. Donc voir un peu l’envers du décor est vraiment chouette.

    Je viens d’ailleurs de tomber sur un campagne qui a l’air intéressante pour une anthologie mais qui me fait grandement grincer des dents et donc hésiter à participer…
    Le premier point qui m’a fait grimacer, c’est de proposer un PDF pour la version numérique. Je trouve ça tellement dommage en sachant que faire un epub ne prend pas vraiment plus de temps qu’un PDF (si ton fichier de base est bien fait, le convertir en epub ou PDF, c’est du pareil au même) et que les PDF sont souvent pénibles à lire sur liseuse.
    Le second point, et tu en parles très justement dans ton article, c’est qu’il n’y a AUCUN visuel. Il est dit que la couverture sera dévoilée lorsque les 50% seront atteints et je trouve, personnellement, que c’est une très mauvaise idée. C’est peut-être superficiel, mais j’achète un livre papier aussi et surtout pour sa couverture. Il m’est déjà arrivé d’acheter une suite de saga en numérique uniquement parce que je n’aimais pas la couverture. Et inversement, d’acheter le livre sur un coup de tête juste parce que j’adore la couverture (par chance, le livre s’est révélé être bien XD) Tout ça pour dire que, du coup, ne pas voir la couverture avant de proposer ma contribution est une énorme frustration pour moi. Et je pense ne pas être la seule dans ce cas.

    • Ah oui, en effet ! Il y a peu de chances que ça donne envie. J’ai vu aussi des campagnes qui m’ont fait me dire que… franchement, il y avait peu de chances qu’elles décollent. De toute façon, sur Ulule, ça se voit vite : les campagnes qui décollent sont celles sur lesquelles leurs créateurs se sont vraiment investis ! Il y en a qui font des choses magnifiques ! Cette campagne, par exemple : https://fr.ulule.com/abominable-grimoire/ Mais rien que la vidéo on a envie d’acheter le livre ! Après, oui, il y a des limites : les moyens… (je suis incapable de faire une telle vidéo et je n’ai pas les fonds pour payer sa réalisation à un pro), le temps, etc.
      Mais bon, tout ça pour dire que, si on veut que ça marche, il faut faire les choses bien, s’investir… Sinon, les lecteurs le sentent, et puis ça me parait compliqué de demander à ses lecteurs de s’investir sur un projet sur lequel on ne s’investit pas soi-même, de toute façon.

  2. Jeanne dit :

    Super intéressant! Merci d’avoir pris le temps de détailler les coulisses. 🙂 J’y songe pour une prochaine sortie de livre papier, pas tant parce que je n’ai pas les moyens d’avancer les frais, mais parce que c’est aussi un moyen de promotion + de jauger l’intérêt véritable. Je crois que je l’aborderais plutôt comme une souscription/précommande, en fait. Mais ça m’aide de voir ce que vous avez fait pour les différents lots… C’est l’aspect où j’ai tendance à manquer d’imagination (par contre, les chiffres ne me font pas peur!).

    • Oui, c’est une super expérience, franchement. 🙂 Et oui, tu as déjà de très bonnes compétences pour t’y lancer ! Sinon, oui, les autres campagnes sont vraiment une bonne inspiration. Ca vaut le coup de prendre du temps pour voir ce que d’autres ont fait.
      Et ça va bien tomber : le troisième et dernier article est presque prêt : je le posterai surement demain. ^^

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